Le diable abandonné
est un voyage dans la forêt des mots. Un conte rendu visible et lisible par un dispositif scénique particulier : un castelet (de 297 cm de haut par 210 cm de large, soir une feuille A4 dis fois plus grande) d’où coule un véritable fleuve de mots écrits. Un théâtre de marionnettes conçu spécialement pour agiter des phrases qui deviennent à leur tour des personnages à part entière. En sa compagnie, la narratrice créera un étrange lien, pour nous raconter l’histoire. Un récit d’attachements, voyages, passions…

 

L’histoire
Un fils refuse de reprendre le théâtre de marionnettes de son père. Il ne veut pas passer sa vie le dos courbé, caché derrière des décors à faire parler des personnages imaginaires. Ce qu’il aura à dire, lui, il le dira droit dans les yeux ! Hélas, malgré sa bonne volonté, le fils ne trouve pas les mots qu’il croyait avoir en lui. Désespéré, il se laisse séduire par ­le diable et son mystérieux livre délavé. Un livre où tous les mots que l’on y écrit sont certifiés justes et sincères. Fort de son pacte avec le diable, le fils partira à la découverte du monde. Il tombera sur un vieux marin, un bûcheron borné et surtout, rencontrera la lumineuse Élise, son âme sœur… Parfois, les chemins empruntés par le protagoniste de cette narration très particulière, l’aideront à mieux se connaître. D’autres fois, ils ne le mèneront nulle part. Ce nulle part où l’on s’attache aux mots pour eux-mêmes, sans être obligé de leur donner un sens particulier.

 

La mise en scène
L’histoire est racontée aux spectateurs soit par la voix de la comédienne qui puisera dans les multiples supports écrits de son lutrin, soit par le castelet lui-même qui fera apparaître et agitera des draps où sont écrits des textes. Le spectacle naviguera donc entre le langage parlé et écrit. En s’appuyant sur la nature même du théâtre, le spectacle cherche à faire de la lecture silencieuse d’un texte écrit, non plus un moment individuel, mais une expérience publique partagée. Le diable abandonné est une narration où la conteuse joue à cache-cache, avec des  moments de lecture silencieuse, de musique pure, d’exposition et d’explosion de couleurs, de mouvements.

 

  

La musique
Exclusivement pour piano dans les deux premiers épisodes, la musique est omniprésente.

Béla BARTÓK
Slovakian Folk Tunes ; En plein air, suite pour piano,

Giacinto SCELSI
Suite pour piano n°9 "Ttai" VII

Ivan WYSCHNEGRADSKY
Ainsi parlait Zarathoustra

György LIGETI
Escalier du diable, étude n°13 (5 :16)

Robert SCHUMANN
Davidsbündlertänze, Wie aus der Ferne

George ANTHEIL
Sonate pour piano n°1 "Sonata sauvage"

John CAGE
A Room, pour piano

Conlon NANCARROW
Study for Player Piano n°45a

Dmitry Borisovich KABALEVSKY
Prélude pour piano n°16, si b, Op. 38.16 Prelude op Allegro tenebroso

Bohuslav MARTINU 
Duo instructif pour personnes nerveuses, pour piano, H. 145

Federico MOMPOU
Pour pénétrer les âmes. Pour inspirer l'amour,

Jean SIBELIUS
Impromptu pour piano, Op. 24.1; Valse pour piano, Op. 34.1

George Henry CRUMB
A little suite for Christmas, Nativity Dance ; Gnomic Variations

Edison Vasil'yevich DENISOV
3 Prélude n°1 pour piano

Sergueï PROKOFIEV
Visions fugitives, pour piano: 1-20, Op. 22

Giacinto SCELSI
Action music, pour piano, IV Martellato ; Suite pour piano n°8 "Bot-Ba", IV. Lento

Frederic RZEWSKI
Four Pieces, pour piano

Sofia GUBAÏDULINA
Sonate pour piano, en 3 parties: II adagio
Jouets musicaux, recueil de pièces de piano pour enfants, La Petite mésange